L’information juridique de qualité est devenue un bien rare, et d’autant plus précieux. Un auteur a parlé de la motorisation du législateur moderne, et de la course inégale qui s’engage entre lui et celui, responsable, juriste ou non, qui a une décision à prendre. Et ce n’est pas seulement une question de connaissance de l’état du droit positif. Il n’est pas rare que l’alea de l’information tienne à ce qu’il faut aussi anticiper sur les solutions qui auront gain de cause, quand bien même seraient-elles erronées.
En réalité le défi n’est pas impossible à relever, dès lors que l’on retient certaines clés. Par exemple, la spécialisation à outrance n’est pas productive. Et, dans le même ordre d’idées, il est plus facile, dès lors que chaque cas est unique, de raisonner au cas par cas que de chercher à dégager des règles générales. Ou encore, la solution d’une question germe mieux par la discussion, parce que la discussion est comme l’élément où se meut naturellement le Droit.




